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24 heures chrono

Dans environ 24 heures, le dénouement de la Transat en Double – Concarneau – Saint-Barthélemy sera connu. À moins de 270 milles de la ligne d’arrivée, l’avantage est toujours aux nordistes et au premier d’entre eux : TeamWork (Nils Palmieri - Julien Villion). Alors que les organismes sont soumis à rude épreuve et que la fatigue se fait sentir, l’heure est à la mobilisation générale avant un ultime effort.            

Ce dimanche, en fin de journée, les vainqueurs de la Transat en double – Concarneau – Saint-Barthélemy auront inscrit leur nom au palmarès de la course. Ce sera le temps des embrassades, des premiers mots captés sur le ponton, de l’émotion et de cet esprit de fête qui devrait s’étirer à Gustavia, à chaque arrivée. Le décor est planté, le mercure est au rendez-vous (près de 30°C dimanche après-midi), les skippers sont prêts à débarquer mais il manque seulement la fin du scénario. 

 

Avantage TeamWork !

Les forces en présence sont inchangées avec 8 duos au sud, 6 au nord et un avantage aux nordistes qui se confirme. À la tête de ce groupe : TeamWork, leader du classement depuis la veille et désormais candidat déclaré à la victoire. Nils Palmieri, associé à Julien Villion, ne s’en cache pas : « on y pense depuis plusieurs jours, depuis qu’on a compris que l’option nord pouvait être payante ». La suite des événements semble également favorable : « ce sera tout droit, avec un vent stable, ce qui va nous permettre de nous reposer un peu avant d’aborder le contournement de l’île ». « Sur les derniers routages, Teamwork a un petit matelas d’avance », complète Francis Le Goff, le directeur de course. « Et quand on connaît la qualité du duo, on sait qu’ils ont la capacité de tenir jusqu’au bout. » 

Chez leurs principaux poursuivants, personne ne cache son admiration à propos du chemin parcouru par TeamWork. Ceux qui en parlent le mieux, ce sont Tanguy Le Turquais et Corentin Douguet (Queguiner - Innoveo) : « ils feraient de beaux vainqueurs. Nils Palmieri et Julien Villion le méritent clairement. Nous pensons que ce sont eux qui ont le mieux navigué et qui ont eu les plus belles trajectoires. » 

Pour les autres, l’amertume est parfois palpable comme à bord de Skipper Macif. « Avec les grains et la fatigue accumulée, on en bave », confient Pierre Quiroga et Erwan le Draoulec. « Nous sommes relégués loin de nos ambitions initiales, ça fait mal au cœur ». Même constat chez Breizh Cola, qui fait partie des sudistes. « C’est difficile à encaisser après autant de bataille en 18 jours », écrit Gildas Mahé. « La fin va être un peu longue et fastidieuse mais on va essayer de ne pas être les plus déçus des déçus du sud. »

« Les sudistes sont un peu plus lent et surtout, ils sont toujours obligés d’empanner, donc de couvrir plus de milles », explique en effet Francis Le Goff. 

 

De la légèreté malgré tout

Il n’empêche, les courtes distances entre les 14 premiers – 47 milles sur l’orthodromie, 130 milles en latéral – annoncent une fin de journée et une soirée particulièrement chargées à Gustavia. « On a la quasi-certitude qu’il n’y aura pas 24 heures d’écart entre les 14 premiers », affirme Francis Le Goff. « Même RLC Sailing (à 130 milles de la tête de course) devrait franchir la ligne lundi matin. »  

Malgré la bataille finale et son exigence, les concurrents ont continué à envoyer des images du bord. Chez Breizh Cola, Tom Dolan a réussi l’exploit de faire tenir trois bougies sur un gâteau pour fêter l’anniversaire de Gildas Mahé. Nils Palmieri et Julien Villion, eux, ont immortalisé l’apéritif de vendredi avec foie de morue et jambon de pays. Enfin, on vous conseille les images magnifiques d’Arthur Hubert et de Clément Commagnac. En drone, ils ont filmé MonAtoutEnergie.fr au milieu de l’océan, un moment de grâce alors que le soleil se couchait en arrière-plan… 

 

Estelle Greck et Laurent Givry, les bobos du bord

À l’arrière du duel entre les nordistes et les sudistes, les 4 duos qui sont à leur poursuite doivent composer depuis plusieurs jours avec quelques pépins. Jérôme Samuel et Nicolas Salet (ERISMA - GROUPE SODES - Fondation TARA OCEAN) ont ainsi fait face à la casse de leur étai le week-end dernier. Une poignée de jours plus tard, les frères Livory ont colmaté une voie d’eau à bord d’Interaction. Et on a appris ces dernières heures les mésaventures d’Estelle Greck et Laurent Givry (RLC Sailing), actuellement 15e

Estelle raconte : « Laurent s’est réveillé un matin avec la main enflée. Il a dû prendre des anti-inflammatoires pendant trois jours et tout est rentré dans l’ordre. » La navigatrice, elle, s’est « arraché un morceau de peau sur un doigt ». « J’ai fait un petit malaise, ça ne m’était jamais arrivé. Depuis, la plaie a bien cicatrisé. Plus de peur que de mal ». Par ailleurs, ils ont dû s’attarder à réparer leur J2, déchiré au Cap Finisterre. Mais comme tous les autres, Estelle et Laurent poursuivent leur route. L’ensemble des concurrents présents au départ est donc toujours en course : un exploit en soi à apprécier comme il se doit avant les premières arrivées.