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À cinq jours de l’arrivée, le suspense reste entier

Le dénouement de la 15e Transat en Double – Concarneau – Saint-Barthélemy approche. Dimanche prochain, on attend une rafale d’arrivées sur la charmante île antillaise. D’après les routages de la direction de course, le groupe du sud (emmené par Bretagne – CMB PerformanceBreizh Cola et Guyot Environnement – Ruban Rose) semble toujours le mieux placé. Mais les partisans de la route nord vont tout faire pour maintenir le suspense jusqu’au bout. 

 

Les derniers routages donnent un écart d’environ quatre heures entre les leaders du groupe du sud et ceux du groupe du nord. Le directeur de course Francis Le Goff résume la situation : « Les sudistes ne peuvent pas vraiment perdre de temps par rapport à ces routages, en revanche les nordistes peuvent en gagner. »

La journée de vendredi potentiellement décisive

Francis Le Goff précise : « Dans le sud, l’alizé est profond et les prévisions météo très fiables. En revanche dans le nord l’alizé est un peu plus erratique, avec des différences d’angle et de pressionAujourd’hui, c’est probablement plus compliqué de naviguer au nord car il ne faut rien louper. Dans la journée de vendredi, les nordistes vont faire face à un trou de vent. Si celui-ci s’estompe, ils pourront aller plus vite que prévu et continuer à maintenir le suspense. » 
 

« On se bat pour gagner des mètres, comme sur une Solitaire du Figaro »

« Intense » est sans doute le mot qui revient le plus souvent dans les témoignages des marins, notamment les partisans de l’option sud qui forment un groupe très compact. « La bagarre est intense, nous avons Pep Costa et Will Harris à vue. On se bat pour gagner des mètres, comme sur une Solitaire du Figaro. On est à fond tout le temps, on cravache. Il y a de la tension », explique par exemple Élodie Bonafous (Bretagne – CMB Océane). « Mentalement c’est compliqué d’avoir toujours des bateaux à côté. Dès qu’on perd un peu de terrain, on s’en veut vraiment. On espère que les nordistes ne vont pas nous la faire à l’envers au dernier moment », déclare son co-skipper Corentin Horeau. 


« C’est hyper stimulant d’être dans un groupe, cela maintient la pression »

Arthur Hubert et Clément Commagnac (MonAtoutEnergie.fr) décrivent également une navigation stimulante, qui ne laisse aucun répit. Engagés à la dernière minute sur l’épreuve, ils laissent transparaître un enthousiasme qui fait plaisir à lire et à entendre : « Nous sommes quatre bateaux tout proches, on se voit souvent à l'AIS. C’est hyper stimulant d’être dans un groupe, cela maintient la pression. Nous sommes au taquet, il ne faut rien lâcher. Nous devons attraper le bon wagon et espérer que notre option va payer autant que prévu. On est super contents d'être dans la bagarre, de tenir avec ce groupe de copains. Il y a du beau monde ! C’est stressant mais on n’a pas de pression. C’est que du positif pour nous d’être avec ces gens-là, on en profite et on espère que ça va durer le plus longtemps possible. »