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Top départ de la Transat en Double demain à 17h : « Directement dans le dur ! »

C’est demain, mercredi 12 mai à 17h, que sera donné le départ de la 15e édition de la Transat en Double – Concarneau – Saint-Barthélemy. La navigation s’annonce engagée d’entrée pour les 18 duos qui devront très vite reprendre leurs marques dans un vent soutenu et une mer désordonnée. Cela imposera deux fois plus de vigilance aux marins qui vont vivre trois premiers jours de course marqués par des conditions changeantes et propices à une belle bataille stratégique.


À la veille du départ de la 15e édition de la Transat en Double, les 36 marins engagés partagent une impatience et une excitation qui ne font que croître à mesure que l’échéance approche. Dernier test avant le grand saut, le prologue disputé dimanche a ouvert leur appétit d’aventure et de compétition. Les 3 890 milles au menu entre Concarneau et Saint-Barthélemy vont commencer par un bon plat de résistance.    

 

Passage de front en baie de Concarneau

La baie de Concarneau sera ce mercredi sous l’influence d’une dépression. À l’avant de celle-ci, en matinée, le vent sera orienté au secteur sud/sud-est. En milieu d’après-midi, le vent devrait tourner au nord-ouest à l’arrière du front froid de la perturbation. « Normalement cette bascule devrait survenir aux alentours de 15h, d’où notre intention de lancer la course à 17h », précise Francis Le Goff, le directeur de course.

Le départ : 20 à 30 nœuds de vent, une mer croisée
Météo Consult prévoit des conditions toniques pour le coup d’envoi de l’épreuve : vent de nord-ouest de 20-25 nœuds (rafales à 30 nœuds) et mer désordonnée avec des creux de 1,50 à 2 mètres. Voilà qui promet un départ spectaculaire. Il n’y aura pas de parcours côtier en baie de Concarneau et les duos mettront directement cap vers le waypoint de La Palma, aux Canaries, à laisser à tribord. 

 

Golfe de Gascogne et cap Finisterre : « Il va y avoir de quoi se creuser la tête »  

Pour les duos, le grand enjeu de cette navigation engagée sera de trouver le bon compromis entre navigation performante et nécessaire préservation du matériel pour la suite de cette longue course. Le tout en traçant la meilleure route dans des conditions instables, donc complexes stratégiquement. Après une première nuit difficile dans un flux soutenu, le vent devrait mollir quelques heures jeudi dans le golfe de Gascogne, avant l’arrivée d’une nouvelle dépression. Vendredi, les coureurs devront probablement négocier une période de transition entre deux systèmes : la dépression qui se sera évacuée et une autre qui arrive par l’ouest. D’après les routages, les premiers concurrents pourraient atteindre le cap Finisterre (au nord-ouest de la péninsule ibérique) après environ 48 heures de course, dans des conditions maniables. Gare aux retardataires qui pourraient bien voir la situation se dégrader… Il y aura dès les premiers jours de nombreux choix tactiques à faire. « Il va y avoir de quoi se creuser la tête » , résume Francis Le Goff.

 

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Les réactions des marins à la veille du départ : 

Fabien Delahaye (Groupe Gilbert / 4e participation) : « Un début de course stratégique »

« Nous avons vraiment hâte de larguer les amarres maintenant. Ce sera musclé et dynamique au départ et la météo n’est pas vraiment claire pour la suite. Il va y avoir du jeu dans le golfe de Gascogne. Dès la première nuit, il faudra faire des choix de route potentiellement assez tranchés. Rapidement la flotte peut se diviser. Le début de course s’annonce stratégique, ce ne sera pas un tout droit jusqu’au cap Finisterre. Les alizés portugais vont se mériter ! »

 

Estelle Greck (RLC Sailing / 1ère participation) : « Au niveau du cap Finisterre, la météo sera bien meilleure que si nous étions partis dimanche »
« Les conditions seront soutenues au départ. Nous serons tout de suite dans le bain, nous n’aurons pas vraiment le temps de nous acclimater au bateau. Mais au niveau du cap Finisterre, la météo sera bien meilleure que si nous étions partis dimanche. J’ai déjà participé à deux transatlantiques en course. La Mini-Transat 2017 s’était très bien passée. En revanche, j’ai démâté au large de Lisbonne sur la Transat Jacques Vabre 2019. J’ai une appréhension de la casse liée à ce souvenir. Cette troisième transat en course, je veux la finir ! » 


Pierre Leboucher (Guyot Environnement – Ruban Rose / 2e participation) : « Courir pour une bonne cause nous poussera à nous surpasser »
« Je n’ai pas pu faire les courses d’avant saison donc j’ai vraiment hâte d’aller me battre. Ce sera engagé et humide, on va être directement dans le dur ! On ne va pas enlever les cirés pendant quatre jours. Ça va être sympa de faire traverser ces Figaro 3 pour la première fois. Avec Thomas (Rouxel), nous portons les couleurs de l’association Ruban Rose, qui s’engage dans la lutte contre le cancer du sein. À chaque kilomètre parcouru par notre bateau, mon partenaire versera 2 euros à l’association. En plus de l’aspect sportif, c’est une motivation supplémentaire de courir pour une bonne cause. Cela nous poussera à nous surpasser. »


Violette Dorange (Devenir / 1ère participation) : « Je ne suis pas stressée de nature, plutôt impatiente »
« Avec Alan (Roberts), on se sent bien prêts. C’est ma deuxième transatlantique après la Mini-Transat 2019, mais ce nouveau défi en double et en Figaro 3 est totalement différent. Je ne suis pas stressée de nature, plutôt impatiente. Je sais que ça va être dur mais je préfère être sur l’eau que dans l’attente. J’aime ces conditions de « warrior ». Il ne va pas falloir partir à fond pour ne pas malmener le bateau et les marins dès le début. Avec Alan, nous visons le Top 10 pour notre première Transat en Double. »